Podcast – Cancer, une nouvelle (et réelle) perspective pour le traitement et la prévention de la maladie

Temps de lecture : 60 minutes

Bonjour à tous !

Comment allez-vous aujourd’hui ?

Depuis quelques jours je traduis, je transcris et je crée des sous-titres pour pouvoir partager avec vous ce podcast.

La semaine dernière j’ai regardé Cash Investigation sur la vrai face de l’industrie agroalimentaire avec une grande satisfaction. Finalement on a l’opportunité de toucher et sensibiliser le plus grand nombre de personnes à propos de ce sujet si important.

Maigrir Définitivement a été crée pour montrer à quel point la plupart des informations du « sens commun » sur l’amaigrissement, la santé et le bien-être sont fausses. Il y a toujours certaines personnes qui refusent ces vérités, mais je crois que chaque individu a un moment propre pour changer. Peut-être qu’en étant confrontés à ces informations par différents moyens les aidera à comprendre plus amplement les raisons pour lesquelles l’industrie agroalimentaire ainsi que l’industrie pharmaceutique, vont continuer à vouloir nous vendre des pilules magiques ou des aliments tout prêts à consommer pour que nous puissions maigrir et être en bonne santé.

Et si tout était plus simple ? Et si, au lieu de médicaments et aliments transformés, on faisait ce qui est vraiment sensé ? Pourquoi compliquer les choses alors que c’est si simple ? Mangeons de la vraie nourriture, changeons la façon dont nous vivons !

Et si, non seulement votre amaigrissement en dépendait mais aussi votre santé ? Et si je vous disais que vous pouvez même éloigner tout type de maladie chronique qui tuent des millions de personnes dans le monde chaque année en changeant votre style de vie et votre alimentation ?

Cancer, diabètes, cholestérol, maladies cardiaques et Alzheimer peuvent être évités !

C’est un grand plaisir de partager avec vous ce podcast car je suis sûre qu’il sera d’une extrême importance dans votre vie et dans celle de ceux que vous aimez ! Partagez-le, faisons en sorte que ces informations viennent à la rencontre de ceux qui en ont besoin !

Vous trouverez ci-dessus le podcast de la semaine dernière, où Rodrigo a rencontré le Professeur Thomas Seyfried, qui mène ses recherches au Boston College :

Il y a des sous-titres en français disponibles.

Ps.: Je vous conseille fortement de regarder l’émission de Cash Investigation sur le replay de France 2. Vous avez le droit de savoir ce qu’ils ont à dire.

Rodrigo : Bonjour, professeur. C’est un honneur de vous accueillir ici aujourd’hui. Comment allez-vous ?

Professeur Thomas Seyfried : Je vous remercie, Rodrigo. C’est un plaisir d’être ici et d’avoir la possibilité de discuter de quelques idées sur l’origine, la prévention et la gestion du cancer.

Rodrigo : Je pense que c’est un sujet très important. Je ne vois pas beaucoup d’informations de qualité à ce sujet dans le monde, et encore moins au Brésil. C’est donc une très bonne chose d’avoir cette conversation aujourd’hui.

Les données de l’American cancer society montrent que plus de 1600 personnes meurent de cancers chaque jour aux Etats-Unis. Est-ce exact ?

Professeur Thomas Seyfried : Eh bien, ce sont les chiffres qu’ils fournissent. Chaque année, ils montrent le résultat global du problème du cancer. Je récolte ces chiffres au fil des ans. Un fait intéressant : le nombre de nouveaux cas a augmenté de façon spectaculaire aux Etats-Unis et je pense que la même chose se produit dans d’autres pays occidentaux.

Je pense que cela est en partie dû à la technologie pour identifier le cancer. Mais le plus problématique est l’augmentation du nombre de personnes qui meurent chaque année.

D’après l’analyse des données d’il y a 4 ans, le taux de mortalité que l’augmentation des nouveaux cas, le taux relatif, pas le nombre de personnes. Cette situation est problématique, car elle montre que nous ne faisons pas de progrès dans la gestion de la maladie. Les gens peuvent en débattre, mais le nombre de décès par lui-même. S’il y avait une réduction des cas de cancer, ou un nouveau traitement puissant, nous verrions une forte baisse du nombre de décès, comme pour le SIDA.

Avant les cocktails antirétroviraux, le sida était mortel. Les gens mourraient en grand nombre jusqu’à ce que le traitement soit développé. Il ne guéri pas la maladie, mais il a provoqué une baisse importante du nombre de décès. Nous ne voyons pas cela à propos du cancer.

Jusqu’à ce que nous obtenions quelque chose, nous devons être attentifs à ce qui se passe. Que faisons-nous avec ces enquêtes, l’argent et l’investissement ? De toute évidence, quelque chose va très mal.

Rodrigo : oui, cela a du sens. Normalement nous parlons plus de l’obésité mais je pense que c’est pareil. Nous voyons de nouveaux régimes alimentaires, des traitements et des remèdes en cours de lancement, mais nous ne voyons pas de baisse des taux de maladies métaboliques. Je pense que la même chose arrive avec le cancer.

Le principal paradigme dit que le cancer est une maladie génétique et un problème de « mauvaise chance ». Le nouveau paradigme que vous menez est que le cancer est une maladie mitochondriale métabolique. Je pense que cela est très intéressant et il est difficile de l’ignorer. Ce n’est pas génétique, au moins dans la plupart des cas, mais en fait il est causée par notre régime alimentaire et notre mode de vie. Que pouvez-vous dire à ce sujet ?

Professeur Thomas Seyfried : Exactement. Nous avons été conduits dans une voie de fausses informations depuis des décennies. Nous devons utiliser une rétrospective historique pour comprendre comment le cancer a été considéré comme une maladie génétique.

Après la seconde guerre mondiale, il y avait beaucoup de travaux sur les cancers provenant de virus. De nombreuses questions on été soulevées : comment la maladie se développe ? Est-ce un agent infectieux ? Est-ce un virus ?

Je pense que la structure de l’ADN a eu un impact majeur dans l’état d’esprit de la science et de la médecine à l’époque. Cela a été presque comme un calmant pour l’esprit. Les gens ont adoré car si vous analysez l’expression génique du cancer, c’est clair que c’est normal. Presque tout le domaine scientifique tente d’amener une science entre médecine et biologie à un niveau moléculaire. Il y a toujours eu une « jalousie» des physiciens depuis des siècles. Les physiciens ont toujours été considérés comme des chercheurs du monde naturel. Mais la biologie était toujours vague et difficile à définir, avec beaucoup trop de variables et rien de quantitatif. Les biochimistes entraient au niveau microscopique. Mais quand vous trouvez des mutations dans les gènes au niveau moléculaire qui soient peut-être importants..

C’était tellement excitant de penser qu’on pouvait tourner ce domaine ambigu lié à la médecine et le cancer pour la comprendre au niveau moléculaire. Maintenant cela devient plus moléculaire, plus précis, plus comme la physique. Mais cela est loin de la vérité en ce qui concerne le cancer. C’est une maladie humaine, reliée à nos sociétés, la nourriture que nous mangeons et notre mode de vie. Il y a plus à voir avec le style de vie des personnes, c’est beaucoup plus personnel qu’aux changements au niveau moléculaire. A l’heure actuelle nous voyons cela se transformer en une approche industrielle à cette maladie, où de nouvelles thérapies sont basées sur des changements moléculaires, et apportent un grand avantage financier à ceux qui y participent.

Les subventions de recherche sont données à des personnes qui font des recherches sur le cancer au niveau moléculaire. Beaucoup moins sont donnée aux autres aspects de notre comportement qui causent une prédisposition à la maladie ou les techniques nutritionnelles pour la gestion de la maladie.

Ces techniques sont moins quantifiables, mais sont extrêmement puissantes sur comment nous devons approcher la maladie. Donc, nous avons un gros problème : il y a un grand malentendu sur la nature de la maladie. Ce n’est pas une maladie génétique et nucléaire. C’est une maladie métabolique des mitochondries. Lorsque cela sera compris dans les niveaux biochimiques, moléculaires et physiologiques, nous verrons un changement et une baisse du nombre de décès, comme cela est arrivé avec le SIDA.

Rodrigo : Oui, il semble que les gens insistent sur les mécanismes de mutations et nous savons que le cancer a plusieurs types de mutations, mais les cellules cancérogènes ont également une chose en commun : la façon dont les cellules traitent le glucose. Toutes les cellules cancérogènes ne peuvent pas respirer correctement, leur mécanisme de respiration est « cassé » alors elles fermentent pour avoir de l’énergie. Cela se produit dans toutes les cellules cancéreuses. C’est quelque chose qu’elles ont toutes en commun. Cela nous donne une indication quant à ce qui est la cause de cette maladie.

Professeur Thomas Seyfried : Effectivement, cela est très important. Cela nous donne une bonne idée de ce qu’est le problème. Toutes les cellules tumorales ont une entité génétique différente. Il y a des centaines de milliers de mutations. Il y a des mutations de type « conducteurs », « passagers », « initiateurs », « animateurs ». ils donnent des noms à ces différentes catégories de mutations. Mais vous avez raison : toutes les cellules fermentent.

L’agressivité d’une tumeur est attaché à la façon dont elle fermente. Les tumeurs les plus agressives sont les plus fermentées. Celles qui ont une croissance plus lente sont fermenteurs partielles.

LES CELLULES CANCEREUSES UTILISENT LA FERMENTATION POUR GENERER DE L’ENERGIE

Mais pourquoi ces cellules tumorales fermentent ? Si vous faites partie du dogme génétique,  vous allez dire que ces cellules fermentent parce qu’elles ont des mutations dans les oncogènes. D’autre part, s’il y a une respiration altérée, ces cellules vont bien fermenter. Nous savons que lorsque nous cessons de respirer, l’acide lactique se crée dans le corps, puisque nos cellules commencent à fermenter. Elles ne peuvent pas obtenir suffisamment d’oxygène, de sorte qu’elles libèrent de l’acide lactique, ainsi que la cellule cancéreuse. La cellule cancéreuse est verrouillé dans un état de fermentation.

Alors, quel genre de changements génétiques pourrait arriver pour verrouiller la cellule dans un état de fermentation ? Oncogènes. Les oncogènes sont les animateurs du métabolisme de fermentation mais si vous permettez ces cellules de respirer, les oncogènes sont éteints. Ensuite, les oncogènes sont plutôt l’effet que la cause de la maladie. Ils facilitent la capacité de la cellule à rester en vie, car ils ne peuvent pas respirer et s’ils ne peuvent pas respirer correctement, ils vont fermenter ou mourrir. Ces oncogènes facilitent le métabolisme. Ils ne sont pas la cause. Si vous leur donnez une nouvelle respiration les oncogènes s’allument et redeviennent actifs. Donc clairement ils sont réactifs, ils ne sont pas la cause. Ils sont l’effet !

Pourtant, ce concept simple est impossible à être compris par le monde scientifique. Ils trouveront toujours plusieurs exceptions qui sont fondées dans un système de procès entachés d’irrégularités pour maintenir l’idée que c’est une maladie génétique. Les nouvelles personnes vont changer, pas les puissants. Ils sont enfermés dedans, ils sont pris dans le dogme. Il est très difficile de briser le dogme. Alors, quand j’analyse le cancer comme une maladie mithondriale métabolique avec des solutions métaboliques, qui aimerait cela ? Les patients atteint du cancer ! Les patients aimeraient cela. Les patients mettront de la pression sur l’établissement pour avoir un changement. La mise en place de la solution à ce problème ne fonctionne pas. C’est basé sur un concept scientifique erronée.

Rodrigo : C’est effrayant comment cela est similaire à ce qui se passe avec la nutrition. Vous le savez probablement déjà, bien sûr. Les dogmes sont impossibles à briser. Je pense qu’il faudra une génération pour changer, quand les vieux gars commenceront à quitter la scène, la nouvelle génération ne pourra plus ignorer ces faits.

Je pense que les scientifiques qui obtiennent des résultats à propos de la nutrition et qui sont aussi axés sur les causes du cancer, comme vous en parliez tout à l’heure, et comme les résultats sont bien réels, les gens vont créer une demande pour cela. Les gens ne pourront plus ignorer tout cela.

Pour les personnes qui ne connaissent pas ce processus d’auto-fermentation, il serait bien de l’expliquer car cela est l’élément clef. Nous parlons de nourrir les cellules cancéreuses. Pourriez-vous expliquer la différence entre comment les cellules normales et les cellules cancéreuses traitent l’énergie ? Pour que le gens puissent mieux comprendre les différences.

Professeur Thomas Seyfried : Je pense que la meilleure façon de comprendre cette question est de penser à l’origine de la vie sur terre. Il fut un temps où il n’y avait pas de vie sur terre. Il n’y avait rien. Peu à peu, les organismes biologiques sont apparus, il y a 2 ou 3 milliards d’années. Le premier type d’organisme vivait dans un environnement sans oxygène. L’oxygène ne faisait pas encore partie de l’environnement.

Pourtant, il y avait des êtres vivants sur la planète avant l’apparition de l’oxygène.

Comment ces cellules vivaient sans oxygène ? Elles fermentaient. Elles utilisaient une forme primitive du métabolisme énergétique. Elles n’utilisaient pas d’oxygènes pour les électrons, car il n’y avait pas d’oxygène. Elles utilisaient alors, d’autres molécules telles que des acides aminés et des protéines primitives. Tous les organismes fermentaient à ce moment-là. La fermentation est l’utilisation et le développement de l’énergie en absence d’oxygène. Tous les organismes ont proliféré sauvagement, sous réserve d’avoir du carburant fermentescible dans l’environnement. Lorsque les combustibles fermentescibles sont devenus rares, ces organismes ont commencé à mourrir.

Lorsque l’oxygène a commencé à apparaitre dans l’environnement, il y a 1 milliard et demi d’années, certains organismes captaient de l’oxygène d’une façon primitive pour obtenir de l’énergie. Ensuite, il y avait une coopération entre l’organe qui se servait de l’oxygène et celui qui fermentait. il y avait une symbiose, une coopération entre eux. l’évolution a montré qu’avec l’oxygène il est possible de générer beaucoup d’énergie, efficacement, sans utiliser trop de ressources.

Nous sommes passé progressivement d’organismes unicellulaires à des organismes multicellulaires. Avec l’efficacité énergétique, ces cellules ont pu rendre les fonctions plus sophistiquées, ce qui a permis notamment, qu’au lieu d’avoir un corps avec une seule cellule, nous avions ensuite les organes et les tissus. Toutes ces différentes cellules pouvaient fonctionner sur l’efficacité énergétique pour obtenir un développement biologique beaucoup plus sophistiqué.

Il y avait alors des mammifères et d’autres organismes que nous avons aujourd’hui sur terre, qui se sont développé à partir de ces organismes primitifs. Ce qui se passe avec le cancer est que la symbiose dans la cellule est endommagé. Les bactéries qui avant pourraient capter de l’oxygène a capté de nombreux gènes à l’organisme qui fermentait.

Mais elle a maintenu 13 gènes qui sont extrêmement importants, ce sont les principaux.

Si quelque chose arrive à un de ces 13 gènes, la cellule entière meurt. Mais ils sont restés dans la mithocondrie. La mithocondrie d’aujourd’hui est le résultat de l’organisme qui se servait de l’oxigène. Elle est venue d’une bactérie. Elle permet à nos cellules d’effectuer des fonctions magnifiques, ce qui facilite la physiologie de notre corps.

Avec le cancer, cela est endommagé. Comme dit Warburg : « si l’organise et la fonction respiratoire de la cellule sont sérieusement endommagés, la cellule mourra car elle ne peut pas s’adapter à la perte d’énergie ». Le cancer est la détérioration dans cette capacité respiratoire. C’est un problème chronique, ce n’est pas un problème aigu. La cellule qu’utilisait la respiration de l’oxygène commence à fermenter en s’en servant des molécules organiques. Cette façon primitive de respiration a toujours été présente, même avant que l’oxygène apparaisse sur terre. Ensuite ces cellules reviennent à l’état qui existait avant l’apparition de l’oxygène, qui était celui de la croissance incontrôlée, la prolifération rapide et tout ce que nous voyons  dans la maladie aujourd’hui. la solution à ce problème consiste à cibler le carburant fermentescible que ces cellules utilisent et amener l’organisme à utiliser les carburants que les cellules cancéreuses ne peuvent pas utiliser.

C’est une stratégie basée sur l’origine de la maladie qui devrait être très efficace après que nous l’ayons améliorée.

Rodrigo : Le principal combustible utilisé pour la fermentation est le glucose, n’est-ce pas ? 

Professeur Thomas Seyfried : Le glucose et les acides aminés, car un grand nombre de ces micro-organismes pré-évolution et pré-oxygène, pouvaient fermenter des glucides et des acides aminés. Donc, nous devons reconnaître que certains acides aminés peuvent être également fermentés. Mais une grande partie des combustibles fermentescibles sont le glucose et la glutamine. Sans ces combustibles, les cellules cancéreuses ne peuvent pas vivre. Avoir ces deux carburants sous contrôle pourrait être suffisant pour éliminer la majorité des cellules cancéreuses. Dans n’importe quel genre de tumeur, ce sont toujours les mêmes.

TOUS LES TYPES DE CANCER SONT FONDAMENTALEMENT IDENTIQUES

Ce ne sont pas des maladies différentes – c’est une idée fausse. Car comme vous le disiez au début de l’entretien, le cancer vient de tissus différents, il y a des mutations mais il est toujours fermenteur. Que ce soit celui du cerveau, de la vessie, du sein… peu importe, ils sont fermenteurs. Que fermentent-ils ? Ils fermentent le glucose et la glutamine. La solution au problème est de se débarrasser du glucose et de la glutamine de façon innovante et sophistiquée. Qui fait cela ? Personne.

Rodrigo : Certaines personnes le font, mais pas à une grande échelle. J’ai vu des études sur les animaux, quand ils réduisent l’apport en glucose et les placent dans un régime alimentaire cétogène ou un jeune prolongé, les réserves de ces carburants sont coupés dans la cellule. Une cellule humaine normale survivrait bien sans glucose, en brûlant des cétones et autres substances. Les cellules cancérigènes ne le peuvent pas ? 

Si on supprime le glucose et la glutamine, que se passe t-il avec les cellules cancéreuses ? Est-ce vrai qu’elles « meurent de faim » ou elles deviennent affaiblies ? Certaines personnes disent qu’il n’y a aucun moyen de tuer un cancer « de faim ». J’aimerais savoir ce que vous en pensez.

Professeur Thomas Seyfried : Cela n’a pas été suffisamment approfondi jusqu’à maintenant. Les recherches se font actuellement. Le problème c’est que beaucoup de personnes suppriment le glucose grâce à des régimes cétogènes et l’utilisation de médicaments. Vous avez raison, le corps peut passer à un carburant de remplacement : la cétone. Mais les cellules cancéreuses peuvent également passer à la glutamine.

Donc, si vous avez une tumeur qui dépend de la glutamine, vous n’obtiendrez pas d’avantages par le biais d’un régime cétogène. Une chose intéressante que nous avons trouvé est que les métastases – la propagation du cancer dans le corps – est la plus grande menace possible pour ceux qui ont le cancer. Si vous avez une tumeur qui n’a pas fait de métastases, un chirurgien peut facilement guérir ce cancer. Mais si ces cellules tumorales décident de se propager, il devient plus difficile de gérer cette maladie. Mais la question est : quelles sont ces cellules qui laissent la tumeur principale se propager dans le corps? Nous avons découvert qu’elles font partie du système immunitaire. Ce sont des macrophages. Que mangent les macrophages ? Elles mangent de la glutamine.

Elles utilisent le glucose ou les glutamine et vivent dans des environnements hypoxiques.

Ce concept de thérapies antiangiogéniques est superficiel car les cellules peuvent déjà vivre dans des environnements hypoxiques. Donc des thérapies antiangiogéniques telles que l’Avastin ne fonctionneront pas. Ils n’auront seulement qu’un effet superficiel sur la maladie. Lorsque vous commencez à comprendre la biologie de la maladie, vous pouvez même prédire ce qui arrivera. Par conséquent, nous ne devons pas perdre autant de temps à analyser les différentes thérapies pour savoir si elles vont marcher ou pas. Ils dépensent des millions de dollars à analyser ces médicaments.. je sais déjà s’ils fonctionneront ou non.

S’ils sont dirigés vers le métabolisme de la cellule, basé sur que je viens d’expliquer, ils pourront savoir si cela fonctionnera ou pas. Il existe plusieurs médicaments disponibles qui pourraient cibler ces molécules mais il n’ont pas de brevet et les gens ne les utilisent pas. Il ne sont pas « excitant ».

Pour les patients qui souffrent d’un cancer du poumon, peu importe si la recherche est « excitante » ou non, ce qu’ils veulent savoir est : « qu’avez-vous pour moi ? ». Ils ne veulent pas attendre jusqu’à ce que les gens qui étudient la génétique meurent. Les patients sont face à une crise dans leur corps. Ils veulent quelque chose qui leur permettra de rester en vie. Ils ne veulent pas attendre 50 ans avant que ces gars qui étudient la génétique meurent, car les patients mourront avant eux !

Il est nécessaire de comprendre la gravité de ce dont nous parlons ici. Nous avons affaire à la vie de millions de personnes. Nous ne devons pas attendre plus longtemps, nous avons les réponses. Nous avons seulement besoin de nous concentrer et nous focaliser dans les laboratoires de recherches. Il cherchent un médicament qui puisse donner des résultats, mais nous avons déjà des médicament et des procédures qui sont disponibles. Le problème est qu’ils ne parviennent pas à faire fortune avec eux. Mais je ne pense pas que le patients se soucie de cela. Nous devons toujours penser au patient : Q’est-ce que les patients veulent ?

L’argument est toujours le même : « Il n’y a pas d’essais cliniques à l’appui de ces thérapies métaboliques. » Qui devrait payer pour ces essais cliniques ? Existe t-il une industrie pharmaceutique qui serait favorable à utiliser une thérapie lorsqu’il n’existe pas un médicament brevetable pour cela ? Cela veut dire que nous devrions faire alors des études en double aveugle et croisés comme si nous proposions l’utilisation d’un médicament toxique. Cela n’a aucun sens. Nous devons repenser la façon de traiter les patient atteints de cancer. En d’autres termes : Notre stratégie est appelée « Press Pulse Therapy Metabolic » Nous avons mis les patients dans différents états métaboliques et nous utilisons des impulsions avec des médicaments à faible dose qui fonctionnent avec la nutrition et l’alimentation. Tout cela fonctionne en synergie.

Les patients quittent cette thérapie en meilleure santé que lorsqu’ils l’avaient commencée. Ils ne devraient pas passer par les anomalies médicales qui sont présentes dans les traitement du cancer. Cela n’a aucun sens ! C’est fou ! Cela prouve encore une fois l’échec complet de l’approche de cette maladie. Quelque chose doit être fait, quelque chose doit être fait rapidement. pourquoi devons-nous attendre alors que nous avons une stratégie dans les mains ?

Rodrigo : Il est difficile de croire que cela se produit. Si le virus Ebola tuait 1600 personnes par jour, cela serait un chaos mondial. Tout le monde en parlerait. Ce n’est pas ce qui se passe avec le cancer. Il n’y a pas grand chose que nous pouvons faire à ce sujet, le cancer étant considéré comme de la « mauvaise chance ». Quel sont les résultats que vous voyez chez les personnes qui mettent en oeuvre ces stratégies de manière autonome ? même sans les médicaments, mais seulement avec la mise en oeuvre d’un protocole de jeune intermittent, de long jeunes et un régime cétogène. Vous voyez des rémissions, des améliorations ou peut-être des guérisons.

Professeur Thomas Seyfried : Nous n’aimons pas utiliser le mot « guérison ». Il n’y a pas de moyen de savoir si quelqu’un est guéri ou non, le patient est normalement suivi pendant 5 ans. Beaucoup de personnes vivent 5 ans après le cancer et meurent au bout de 6,7 ou 8 ans soit à cause du même cancer ou d’autres cancers qui se sont développés en raison du traitement qu’ils ont reçu. Cela n’a aucun sens. Comment savez-vous si vous êtes guéri ? Eh bien, si vous vivez jusqu’à que vous soyez très âgé et que vous mourrez d’autre chose que le cancer, alors oui, vous saurez si vous étiez guéri du cancer.

Comment pouvons nous gérer cette maladie, maintenir les patients en bonne santé, ayant une bonne qualité de vie, sans progression de la maladie ou les effets indésirables du traitement ? Ceci est précisément notre stratégie. Voilà l’objectif que nous avons. Nous appelons la plupart de nos cas « anecdotiques ». Ces cas anecdotiques ne sont pas passés par des essais cliniques, mais les patients semblent être en très bonne santé.

Malheureusement, les établissements médicaux, au lieu d’aider les patients à s’adapter à la thérapie métabolique, les découragent. Souvent, ils ne prennent pas en charge ou ne soutiennent pas les thérapies métaboliques pour les patients avant que les patients aient suivit un traitement toxique, par la chirurgie, la radiothérapie et les médicaments chimiques.

Seulement si rien n’a abouti de façon positive, les patients peuvent envisager la possibilité d’une thérapie métabolique. La faute n’est pas entièrement de ce domaine de recherche. Les médecins ne sont tout simplement pas formés dans les universités pour utiliser la nourriture comme étant de la médecine. Ils ne sont pas formés à l’utilisation de la physiologie du métabolisme dans le traitement du cancer.

Le cancer est considéré comme une maladie focale d’un organe ou d’un tissu. Il n’a pas été considéré comme une maladie systémique. une fois que vous vous rendez compte que c’est une maladie systémique, ce qui peut impliquer un sein, un poumon, vous devez traiter la physiologie du patient et en même temps, vous pouvez diminuer la tumeur lentement en utilisant des thérapies naturelles qui améliorent la santé et la vitalité du patient, plutôt que de les réduire. Telle est la stratégie. Telle est la stratégie « Press Pulse » sur laquelle nous travaillons. Dominic D’Agostino et moi travaillons sur cette nouvelle stratégie. C’est un cadre dans lequel nous pouvons gérer efficacement le cancer, en utilisant un processus lent et maniable qui se traduit par un meilleur état de santé, et où nous pouvons même atteindre l’élimination ou la réduction de la maladie à un stade où elle n’est plus une menace. 

Rodrigo : C’est super, ce sont de bonnes nouvelles. Ca fait plaisir à entendre. Corrigez-moi si je me trompe, mais il y a quelques siècles, le cancer n’était pas une maladie fréquente. Je pense que c’était quelque chose de rare ou peut-être que le « vrai » cancer génétique qui apparaissait dans le passé – était rare. C’est ce que je vois dans plusieurs études, le cancer était une maladie rare. Aujourd’hui c’est une maladie courante. Tout le monde connait quelqu’un qui a un cancer, ou qui a eu un cancer. C’est fou.

Alors il est difficile d’ignorer que nos habitudes alimentaires et les changements de style de vie causent ce problème. Que pensez-vous être à l’origine du problème dans les mithocondries des cellules cancéreuses ? Pensez-vous que le problème est lié plus à l’alimentation, au style de vie, aux toxines, aux glucides en excès, aux aliments raffinés, aux huiles végétales ?

Professeur Thomas Seyfried : Oui, toutes ces choses que vous avez énumérées. C’est un peu de chaque et tout à la fois. Notre agriculture est maintenant internationale. Notre nourriture pousse dans différentes parties de notre planète. Ces aliments sont envoyés à tous les coins. Il y a la qualité du sol, les types de traitement qui sont utilisés pour traiter les ravageurs. L’industrie alimentaire est devenue internationale. La nourriture peut rester dans les placards pendant des jours, des semaines et des mois. Ils sont riches en glucides et nutritionnellement déficients en plusieurs points, sans apport d’énergie. Ils sont remplis de sucre. Cela est très pratique, car ils sont connus des consommateurs. 

Qui sont les consommateurs ? Nous sommes les consommateurs. Mais nous devons comprendre d’où viennent ces aliments, comment sont-ils faits, quelles sont les procédures et quelles sont leurs éléments nutritifs ? cela avec un environnement de travail sédentaire et stressant, des toxines dans l’environnement… tout cela provoque une inflammation systémique du corps et cela en résulte par une prédisposition au cancer.

UNE ALIMENTATION DE MAUVAISE QUALITE NOUS PREDISPOSERA AU CANCER

Le cancer ne se développe pas dans une cellule qui a une bonne respiration. Le cancer se produit uniquement dans les cellules qui ont la respiration endommagée. Alors comment pouvez-vous éviter ce souffle endommagé ? Avec un Jeûne thérapeutique. Mais cela est difficile à faire ! La plupart des gens ne veulent pas faire ça ! Qui voudrait ? Je ne le veux pas !

« Je vais devoir arrêter de manger pendant une semaine pour ne pas développer un cancer ? Il n’y a pas d’autre moyen ? »

Le régime cétogène peut obtenir ce résultat. Mais beaucoup de gens n’aiment pas les régimes cétogènes, ils pensent que s’il n’y a pas de glucides denses, ce n’est pas bon. Si vous trouvez un régime cétogène qui est savoureux, peut-être les gens diront : « Je vais manger plus pour devenir plus sain ! » Mais il ne seront pas car ils seront insensibles à l’insuline et à la dyslipidémie. Nous avons donc besoin que les gens comprennent vraiment ce qui se passe. Il doit y avoir un équilibre. Nous ne pouvons pas laisser de coté les progrès technologiques dans l’industrie alimentaire. mais nous devons savoir que nous nous prenons le risque de développer un cancer. peut-être que si nous pouvions développer une habitude de modération… mais les humain ne sont pas modérés. Ils sont des extrémistes. Ou ils font tout, ou ils ne font rien du tout. Les gens modérés sont une minorité sur Terre. Nous aurons toujours cela à régler.

Le cancer était inconnu dans les sociétés primitives. Esquimaux, tribus sauvages en Afrique et en Amazonie, ils n’ont jamais eu de cancers… ils ne disposaient même pas d’un mot pour désigner le cancer. Cela est devenu une réalité à mesure que les progrès technologiques de l’industrie alimentaire se développaient. Toutes ces choses se sont réunies pour nous mettre en danger. Une autre chose que vous avez mentionné sont les « cancers génétiques réels ». Mais ils sont aussi des effets secondaires. C’est un concept de compréhension difficile pour certaines personnes. Nous savons que la mutation du gène BRCA1 provoque le cancer chez certaines personnes, ainsi que celle du P53. Ces mutations synthétisent la protéine ou affectent les fonctions des mithocondries.

Alors, si nous regardons tous les agents causant le cancer : radiations, chimiques cancérogènes, virus… Ils ont tous un impact sur la fonction de ces organites. Toutes les autres causes sont secondaires. La première cause est le dégât dans la respiration cellulaire qui peut être causé par un produit chimique, un virus ou un gène hérité. Par conséquent, le cancer n’est pas une maladie génétique, c’est toujours une maladie mitochondriale métabolique mais qui peut avoir un facteur initial qui provient du génome mais aussi d’un élément chimique. Ces deux facteurs provoquent les mêmes défauts dans les mitochondries. Comment savons-nous si ces rares mutations ne sont pas la source du problème ? Parce que on a rarement trouvé un cancer qui est 100% pénétré. Certaines personnes atteintes de la mutation BRCA1 n’ont jamais le cancer du sein. Ils l’ont seulement lorsque la mutation perturbe l’organite primaire.

DES DEGATS DANS LES MITHOCONDRIES SONT L’ORIGINE DU CANCER

La déstabilisation de la mithocondrie est l’origine du cancer. Il n’y a pas de doute à ce sujet. Telle est l’origine de la maladie. Si vous voulez éviter la maladie, vous devriez éviter que vos mithocondries soient endommagées. Comment faites-vous cela ? Vous devez avoir un régime alimentaire et un style de vie qui gardent votre corps dans un état métabolique sain. Il sera très improbable que vous ayez un cancer, si vous maintenez cette façon de vivre.

Avec l’âge, les facteurs environnementaux causent plus de dommages aux mithocondries. Les personnes âgées ont plus de cancer que les jeunes. Cela devient compréhensible quand on voit le cancer comme une maladie métabolique mithocondriale. Cela nous donne le pouvoir de gérer la maladie.

Rodrigo : Je pense que nous pouvons dire que le cancer est probablement une autre branche de maladies métaboliques causées par les mêmes éléments : l’obésité, le diabète, la maladie d’Alzhaimer, le cancer. Elles sont toutes causées par les mêmes choses. Mais personne ne se concentre sur la cause, qui est le mode de vie et la nourriture que nous mangeons. lorsque vous analysez la recherche avec un esprit ouvert, il devient évident que quelque chose ne vas pas et que ces mauvaises habitudes sont récentes dans l’histoire humaine. Toutes ces maladies n’existaient pas dans le passé. Alors quelque chose est arrivé dans les dernières décennies qui a fait augmenter l’apparition de ces maladies.

Professeur Thomas Seyfried : Oui, vous avez raison. Il a eu quelques changements réglementaires aux Etats-Unis qui ont permit le sirop de maïs à haute teneur en fructose pour remplacer le glucose dans l’industrie alimentaire. cela est devenu très lucratif. Tout doit être rentable dans l’industrie alimentaire, l’industrie chimique… dans toutes les industries. Leurs bénéfices est ce qui motive les technologies. Malheureusement, un des effets secondaires de ces bénéfices est de créer un environnement qui prédispose les humains et les chiens au cancer, n’oublions pas que les chiens aussi en sont victimes… le cancer chez les chiens est hors de contrôle aussi.

Que mangent-ils ? Ils mangent des aliments transformés comme nous. Ils ne mangent pas bien et ne font pas trop d’execices. Ils restent dans des maisons et appartements à manger des croquettes faites à partir de céréales et ils finissent par avoir un cancer. Ce n’est pas une surprise. Il se passe la même chose avec les chiens. pour les chiens, nous avons des preuves directes que si nous changeons leur régime alimentaire et leur style de vie, nous pouvons guérir la maladie. Le Pet Keto sanctuaire le preuve. Je l’ai vu de mes propres yeux. C’est incroyable de voir comme la nourriture est puissante pour guérir le cancer chez les chiens.

Rodrigo : Vous avez mentionné que quelqu’un est allé chez un vétérinaire et qu’il a dit qu’il ne pensait pas que c’était bon de donner de la viande crue aux chiens ?

Professeur Thomas Seyfried : C’est vrai ! C’est un problème politique de la société vétérinaire aux Etats-Unis. Je ne sais pas si elle a été influencée par l’industrie alimentaire pour les chiens mais que feraient-ils avec autant de paquets de nourriture pour les animaux de compagnie dans les magasins ?

C’est si pratique pour les gens de rentrer chez eux et de remplir la gamelle de leur chien avec de la nourriture toute prête. Et soyons honnêtes, les chiens mangeraient n’importe quoi. Ils ne diront pas : « cette nourriture n’est pas bonne pour ma santé, je ne vais pas manger. » Il va la manger. C’est pratique, plutôt que d’aller chez le boucher et couper un poulet et le donner au chien. C’est beaucoup plus simple et facile d’acheter des croquettes… et les chiens, tout comme nous, ont des cancers. Ils éprouvent les mêmes problèmes que nous. Cela devrait être claire pour tous ceux qui ont un cerveau, que tout cela est liée. Ce n’est pas un mystère.

Rodrigo : Parlons de quelque chose qui peut aider les gens qui ont un cancer. vous avez parlé de la restriction calorique. Dans une récente conversation, vous avez dit quelque chose de brillant : « Les êtres humains ont évolué pour s’affamer. » Mais ce que nous entendons dire est que nous devons manger toutes les 3 heures. Les gens ne croient pas qu’il est possible de passer quelques jours sans manger, de faire comme nos ancêtres. On a jamais eu 3, 4 ou 6 repas par jours dans le passé. Parfois nous avions un animal à manger et parfois non. Aujourd’hui tout le monde « sait » que nous devrions manger toutes les 3 heures – ou même toutes les 2 heures. Et que nous devrions manger des céréales. Mais nous nourrir constamment est à l’origine d’un gros problème. Aujourd’hui nous avons un nom pour cela (le jeûne intermittent) pour quelque chose qui existait déjà naturellement. On a dû même étiqueter cette habitude et les gens pensent que cela est quelque chose de nouveau, mais ce n’est pas du tout nouveau, c’est très ancien. Comment pourriez-vous expliquer aux gens qu’il n’est pas nécessaire de manger toutes les 3 heures ? Ils peuvent passer des jours sans manger.

Professeur Thomas Seyfried : Eh bien, ceci est un choc pour beaucoup de gens dans toute les sociétés. Nous ne pouvons pas oublier que les humain ont évolué en tant que charognard (mangeur de cadavres), comme les chiens. Les espèces charognards mangeaient et jeûnaient. Nous avons mangé beaucoup de charognes dans le passé. On trouvait un animal mort et on le mangeait.

C’était beaucoup plus rapide de manger quelque chose qui était déjà mort que de lui courir après et le tuer. nous avons donc évolué comme des charognards. Nous devons analyser cette évolution. La nourriture était disponible selon les saisons, donc notre régime alimentaire changeait à chaque saison en fonction de ce qui était disponible. Il n’y avait pas de supermarché vendant de la viande toutes les semaines. C’était basé sur les saisons.

Certaines saisons étaient difficiles et il n’y avait pas de nourriture. les gens ont dû s’y adapter. voilà pourquoi nous avons une épidémie d’obésité aujourd’hui. Notre histoire a toujours été basée sur la conservation de l’énergie. Donc, nos corps sont efficaces dans le stockage d’énergie.

Cela nous a permis de passer de longues périodes sans nourriture. L’épidémie d’obésité aujourd’hui est une conséquence directe de notre évolution. Maintenant, pour la première fois, nous avons des grandes quantités de nourriture, des nourriture très riches en calories, disponibles. Et le corps a cette capacité incroyable de stocker de l’énergie.

Quel est la seule issue possible à cette situation ? L’obésité. Ceci est parfaitement compréhensible si l’on considère l’évolution. Quand les gens ne comprennent pas l’évolution, tout cela devient un mystère. Avec l’évolution, tout cela devient explicable et compréhensible. La question est : que faisons-nous à ce sujet ? La plupart des gens traitent les symptômes, que ce soit l’obésité, la maladie d’alzheimer, le cancer. Nous traitons les symptômes plutôt que l’origine.  Je pense que nous avons besoin de plus de connaissances. Nous avons besoin d’un changement progressif.

L’INDUSTRIE ALIMENTAIRE SE SOUMET AUX DEMANDES DE LA POPULATION? PEU IMPORTE LESQUELLES.

L’industrie alimentaire est le principal point. Elle cause tout cela, d’une manière ou d’une autre. mais elle peut aussi résoudre beaucoup de ces problèmes. S’il y a un moyen de faire plus de profit, croyez-moi elle fera n’importe quel changement, tout en éduquant les personnes. Ce sera une transition, à moins que les gens acceptent le cancer comme étant une partie du progrès et nous ne pouvons rien y faire. Mais je ne l’accepte pas.

Rodrigo : Ceci peut être résolu en changeant la qualité de la nourriture que l’on mange, puisque les quantités s’ajustent. Lorsque vous mangez de la vraie nourriture, votre corps va vous dire quand vous êtes satisfait et cela régule l’appétit. Il est extrêmement difficile de manger toutes les 3 heures si nous mangeons les bons aliments. cela est vrai pour l’obésité et probablement pour le cancer aussi. Manger les bons aliments et avoir ainsi un système métabolique qui fonctionne correctement est le moyen le plus sûr de mettre en oeuvre le protocole de jeûne intermittent. Pensez-vous que si une personne normale, de nos jours, décide de changer son alimentation et de pratiquer le jeûne intermittent, peut-elle prévenir le cancer en faisant ainsi ? ou bien encore que cela pourrait aider ceux qui ont déjà un cancer ?

Professeur Thomas Seyfried : Je le crois. Nous avons développé un calculateur de rapport glucose-cétone. Nous avons publié dans le journal Nutrition & Métabolisme. Je vois que les personnes intéressées par la santé, qui n’ont pas de cancer, semblent plus utiliser la calculatrice que les patients atteints de cancer. Dans les hôpitaux ils l’utilisent beaucoup moins car les patients ne comprennent pas. Si vous pensez que le cancer est une maladie génétique, pourquoi voudriez-vous mesurer le glucose et le cétone dans votre sang ?

Le gens qui sont intéressés à améliorer leur santé, leur métabolisme, en jeûnant, utilisent la calculatrice de glucose-cétone. Lorsque la quantité de corps cétogènes entrant dans le sang est égale à la quantité de glucose, vous êtes dans la thérapie de cétose.

Cela se produit lorsque les cellules de votre corps brûlent de la cétone, qui ne produisent pas d’oxygène réactifs et améliorent la santé et la vitalité des cellules mithocondriales. Donc, si les gens veulent changer leur mode de vie, il serait bon d’utiliser la calculatrice car elle peut leur donner de bonnes directives.

Elle fournit un biomarqueur pour savoir s’il sont vraiment en train d’améliorer la santé et la vitalité des mitochondries.

Ceci est un aspect de la calculatrice de rapport glucose-cétone. Les gens peuvent l’utiliser. ils peuvent se demander : « comment va ma cétone aujourd’hui ? » Si elle est trop faible et le glucose est haut, vous n’êtes pas dans un bon état. mais si vous arrêter de manger pendant trois jours…

Nous l’avons fait dans le laboratoire avec mes étudiants, les jeunes peuvent se rendre dans ces zones métaboliques rapidement.

LES JEÛNES PROLONGES DOIVENT ETRE SUIVIS PAR UN MEDECIN.


Dans les trois premiers jours, ils avaient des taux de glucose très bas et de cétone très hauts. mais vous ne devez pas rester dans cet état pendant une longue période. juste quelque jours produisent déjà des avantages incroyables pour le patient. Et bien sûr, les jeunes peuvent atteindre ces zones plus rapidement que les personnes âgées. les personnes âgées ont été habitués à des aliments riches en glucose et pour arrêter ces aliments et entrer dans un état de traitement de la cétose est plus difficile pour eux. c’est comme une dépendance au glucose et arrêter le glucose provoque la même gêne que pour quitter l’alcool, le tabac ou les drogues. C’est difficile ! Certaines personnes tombent malades, d’autres ont des vertiges. Ils ne se sont pas bien et ils ne veulent plus continuer en se disant : « qu’est-ce que je fais ? Je ferais mieux de continuer à manger des burgers». Voilà, ce n’est pas facile.

Rodrigo : Il y a une période d’adaptation, n’est-ce pas ? Nous pouvons utiliser une analogie ici. Si vous n’êtes jamais allé à la gym, et que vous y allez, le demain vous avez mal partout et vous ne voyez aucun changement immédiat donc, vous pouvez conclure que les exercices ne fonctionnent pas.

Professeur Thomas Seyfried : En fait vous pensez : « Les exercices ne fonctionnent pas et font mal ».

Rodrigo : « Cela fait très mal » Alors, c’est la même chose. Les gens ont besoin de passer par une période d’adaptation.

Professeur Thomas Seyfried : Absolument.

Rodrigo : Vous avez parlé de la calculatrice – où pouvons-nous la trouver ?

Professeur Thomas Seyfried : C’est un document en libre accès. Accès gratuit signifie que toute personne avec un ordinateur peut accéder au journal. Il est appelé Nutrition & Metabolism. C’est une revue en libre accès dans BioMed central. Là, à la fin de l’étude il y a un bouton, lorsque vous cliquez dessus, la calculatrice apparaît. Elle fait tout. Vous avez seulement besoin d’un compteur pour mesurer votre sang à partir d’un petite piqure.

Vous devez prendre une goutte de sang, comme les personnes atteintes de diabète. Vous pouvez en trouver un sur amazon pour 39$. C’est un glucomètre qui mesure aussi les cétones. Et vous devez utiliser le sang, pas l’urine.

Certaines personnes pensent que cela pourrait marcher mais non, ce n’est pas assez précis. Préférez le sang. Vous devez connaître les taux de cétones et de glucose dans votre sang. Vous pouvez garder des registres très précis en le faisant les jours que vous souhaitez et vous saurez que plus vous êtes dans la bonne zone, dans la zone thérapeutique de cétose. Le patient ou la personne saura que plus elle reste dans cette zone, plus elle sera saine. Ses mithocondries deviendront moins susceptibles et elle aura de moins en moins de chances d’avoir du diabète, un cancer, la maladie d’Alzheimer, une maladie cardio-vasculaire et toutes les maladies chroniques qui peuvent être réduites lorsque vous êtes dans la zone thérapeutique.

La question est : combien de temps dois-je rester dans cette zone ? Si vous pouvez y rester pendant deux ou trois jours tous les six mois, vous aurez des avantages remarquables dans votre santé. Donc, avant cette calculatrice, on avait pas de moyen de le savoir avec certitude. Avant, on pouvait savoir si on était dans la zone mais maintenant nous avons un marqueur biochimique pour nous dire quand nous sommes dans la zone et combien de temps nous l’avons été. Donc c’est un outil très simple, cela ne coûte pas grand-chose et c’est très utile. Sur internet on trouve des personnes qui font des jeûnes de 5 ou 10 jours. Elles mesurent leur glucose et cétone dans le sang et disent comment elles se sentent.

Rodrigo : Oui, lorsque vous arrêtez de manger si fréquemment et commencez un protocole de jeûne intermittent, lorsque vous arrêtez de manger pendant 16 heures ou même moins, que se passe-t-il dans le corps ? on parle beaucoup de l’autophagie. Le corps se débarrasse de ces mitochondries imparfaites et aide à prévenir le cancer ?

Professeur Thomas Seyfried : Ceci est aussi un point important. nous ne savons pas exactement combien de temps nous devons garder cet état pour que nous commencions à recycler les mauvaises mithocondries. Nous pouvons déjà faire des mithocondries saines au bout de 3 ou 4 jours de jeûne en buvant seulement de l’eau. Mais à quel moment le corps commence avec l’autophagie ? Toutes les cellules de votre corps doivent travailler avec une efficacité maximale, sinon elles seront programmées pour mourrir. Les nutriments contenus dans les cellules seront utilisés pour nourrir les autres cellules. Tout dans le corps fonctionnera efficacement. Cela nous amène à cet état d’efficacité énergétique. Mais combien de temps devons-nous le garder ?

Ce sont des questions importantes qui n’ont pas encore été complètement évaluées. Mais on a déjà une bonne idée à ce sujet. Sept jours devraient commencer le processus de l’autophagie. Mais combien de personnes pourraient se passer de manger pendant 7 jours ? Ce n’est pas facile. Serait-ce le cas si vous restiez dans la cétose thérapeutique pendant un régime cétogène ? (une alimentation riche en matières grasses et faible en glucides) Cela induit-il l’autophagie après 7 jours et enlève la « douleur » du processus ? Je dis « douleur » car je pense que la plupart des gens ne seraient pas bien en restant 7 jours sans manger. Certaines personnes penserait que cela est fou. si vous dites que vous n’avez pas mangé depuis 7 jours, les gens vous appellerait fou. Beaucoup de pression provient d’autres membres de la communauté, mais vous le faites pour une raison claire. Parfois c’est un défi : « puis-je rester 7 jours sans manger ? »

CE GENRE D’INTERVENTIONS SONT A BUT THERAPEUTIQUES ET DOIVENT ETRE ACCOMPAGNES PAR DES PROFESSIONNELS DE LA SANTE.

Et la réponse est : Bien sûr, vous le pouvez. Ce serait comme un défi d’escalader une montagne. Faites les deux et voyez lequel des défis est le plus facile, arrêter de manger pendant 7 jours ou escalader une montagne.

Rodrigo : Les traitement normaux que nous avons des nos jours, basiquement, nous tuent avec le cancer, n’est-ce pas ? Ils tuent le cancer mais aussi les bonnes cellules. Donc je ne sais pas ce qui est le plus simple. Peut-être la mise en place de jeûnes intermittents, des jeûnes plus longs, en mangeant des vrais aliments plutôt que de suivre des traitements chimiques qui vous font  vous sentir horriblement mal pendant des mois.

Professeur Thomas Seyfried : Lorsque vous faites la thérapie métabolique, le jeûne est seulement une partie de la stratégie. il existe certain médicament qui fonctionnent bien avec ce type de jeûne. Pourtant, d’autres médicaments dans l’industrie pharmaceutique sont du poison. Personne ne devrait les utiliser. Vous ne pouvez pas guérir quelqu’un en utilisant du poison. C’est fou ! Pourquoi faisons-nous cela ? C’est fou ! Vous pouvez atteindre le même objectif de traiter le cancer sans utiliser de poison. Cela peut arriver ! Alors, pourquoi nous sommes en train d’empoisonner toutes ces personnes pour essayer de vaincre leur cancer ? Leur cheveux tombent. Pourquoi les cheveux de quelqu’un tombent lorsqu’ils sont traités à cause d’une maladie ?

Pourquoi le traitement causerait cela ? Si vous alliez chez le médecin car vous avez mal au ventre, et si le médecin vous donnait un médicament qui fait tomber vos cheveux, cela serait de la folie ! mais si vous avez un cancer, c’est normal. La perte de cheveux est seulement un des effets collatéraux. Vous pouvez même mourrir à cause de ces traitement. Vous ne devriez jamais être traité de cette façon. Cela montre la profonde ignorance sur la nature de cette maladie. Si vous comprenez que cela est une maladie métabolique, il n’est pas nécessaire d’échanger des cellules saines par des cellules malades. Vous pouvez alimenter les cellules saines, les gardant plus fortes; En laissant les cellules cancéreuses les plus faibles possible jusqu’à  ce qu’elles soient absorbées par les cellules saines. C’est cela la stratégie.

Ce sont des stratégies uniques et innovantes pour pouvoir aider beaucoup de personnes. Malheureusement, une majorité de personnes vont devoir passer par le traitement courant. La stratégie actuelle pour traiter le cancer est d’amener les patients jusqu’à une chaise pour qu’ils soient irradiés. Ils ne participent pas à la gestion de la maladie. ils sont de simples observateurs.

D’autre part, dans la thérapie métabolique, le patient doit être un participant actif dans la gestion de la maladie. S’il n’est pas actif, il va devoir aller se faire emprisonné et irradié. Les gens auraient des choix. Ils veulent participer à la gestion de la maladie ou ils veulent être des observateurs ? Cela devrait toujours être comme ça mais actuellement, tous sont des observateurs, personne ne leur donne une autre option. « Oh, mais vous n’avez pas fait d’essais cliniques ». Nous avons beaucoup de preuves anecdotiques que cela fonctionnera si c’est fait correctement. Nous avons des gens éduqués et formés pour le faire. Alors, ce domaine a besoin d’un grand changement et je pense que ce changement va venir des personnes laïcs, et non pas des écoles de médecine, je peux vous le dire dès maintenant.

Rodrigo : Oui, et maintenant la question la plus difficile : imaginons quelqu’un qui a déjà un cancer et est traité par les thérapies conventionnelles et qui croit de bon coeur que s’il y avait une meilleure façon pour traiter la maladie ses médecins le sauraient. Pourriez-vous le convaincre à ouvrir son esprit et d’essayer ces changements d’alimentation et de style de vie dont nous parlons depuis le début.

Professeur Thomas Seyfried : C’est juste de la désinformation. Les médecins ne savent rien à ce sujet parce qu’ils n’ont jamais été éduqué sur tout cela. Une chose est de dire : « oui, j’ai déjà utilisé la thérapie métabolique pendant des années, je suis un expert à ce sujet et je ne pense pas que cela fonctionne », ok, alors là vous avez une très bonne raison pour cela, mais l’autre chose est quand vous escomptez l’ensemble du domaine thérapeutique basé sur le fait que vous n’en avez jamais entendu parler et que vous n’avez jamais été formé pour le comprendre. Alors lorsque vous entendez : « mon médecin n’a jamais entendu parler de cela », c’est vrai, ils n’en ont jamais entendu parler. Comment peuvent-ils en entendre parler s’ils n’ont jamais été formés à propos de ce sujet ? Sauf s’ils sortent de leur axe et nous voyons cela avec de plus en plus de physiciens qui étudient ces choses tous seuls (non pas dans leur université), en parlant aux gens, en allant à des réunions… et ils deviennent experts en la matière. D’autre part, c’est très difficile, car l’AMA (American Médical Association) contrôle les procédures à appliquer aux diverses maladies. Si vous ne suivez pas ces procédures qui ont été déclarées comme importantes, vous pouvez perdre votre licence.

Donc ils contrôlent ce qui se fait. Quel est leur rôle ? Pourquoi ils ne participent pas à l’éducation ? Pourquoi sont-ils seulement des observateurs ? C’est la ré-éducation d’un système. Ce dont je parle est soutenu par un chiffre énorme des données claires de la communauté scientifique. Ce n’est pas de la fiction. J’ai analysé les données. Je l’ai vu fonctionner chez les gens. Je l’ai vu fonctionner dans des modèles pré-cliniques. Est-ce parfait  ? Non. Peut-on l’améliorer ? Absolument. Cela s’améliorera ? Absolument. Ce sera la solution du problème ? Oui. C’est juste une question de temps. Cela doit seulement être compris. Nous faisons ce que nous pouvons. Les gens commencent à se rendre compte…

A quel moment après le diagnostique devriez-vous commencer la thérapie métabolique ?  Normalement vous allez chez le médecin et ils doit vous prescrire le traitement normal, qui est habituellement un cocktail toxique et plein de radiations. Si cela ne fonctionne pas, alors vous pouvez faire ce que vous voulez. Cela n’a aucun sens. La même chose se produit avec l’épilepsie.

J’ai travaillé de nombreuses années sur l’épilepsie. Nous avons des médicaments puissants pour gérer les crises d’épilepsie, mais ils ont des effets secondaires importants. Nous savons qu’un enfant épileptique recevant une thérapie métabolique peut gérer les crises dans la plupart des cas. Pourquoi voudraient-ils utiliser ces médicaments toxiques si nous gérons les crises avec une thérapie métabolique ? Nous devrions faire la même chose avec le cancer. Si quelqu’un a un cancer, cette personne devrait passer par la Press Pulse Thérapie pour voir s’il peut gérer le cancer avec le jeûne, les médicament qui fonctionnent avec le jeûne, le régimes cétogènes, des suppléments de cétone, l’oxygène hyperbare, tous stratégiquement appliqués au patient. On n’a jamais vu une tumeur qui ne répond pas à cette thérapie. Si la tumeur ne répond pas de manière efficace, il peut retourner à être empoisonné et irradié. Il a toujours cette option. Le traitement actuel empoisonne et irradie les patients atteints de cancer, ce qui les rend faibles.

Plusieurs effets secondaires peuvent apparaître à cause de ce traitement. Mais la thérapie métabolique a besoin des cellules saines. Mais elles ne sont plus si saines à cause du traitement standard. Cela aggrave tout, car cela produit un effet toxique dans le corps. Nous voulons un corps sans inflammation.

Nous voulons une personne avec une inflammation réduite. La radiothérapie et la chimiothérapie créent une grande inflammation. Ils libèrent le glucose et la glutamine – les deux carburants qui alimentent les tumeurs. Cela crée un système métabolique complètement différent. En conséquence, beaucoup de gens meurent ou souffrent. Ces décès et ces souffrances ne sont pas nécessaires. C’est seulement que peu de gens connaissent ces thérapies alternatives. Il ne sont pas fous. C’est la vraie science. Il y a des bases de la biochimie et de la santé. Le fait que la communauté médicale ne soit pas au courant de cela est une tragédie.

Rodrigo : Absolument. Il n’y a pas d’inconvénient à essayer. Si vous avez un cancer et si vous avez déjà commencé un traitement standard, vous ne perdriez rien en adoptant une alimentation correcte. il n’y a aucun inconvénient à prioriser la vraie nourriture.

Professeur Thomas Seyfried : Mais un professionnel est toujours nécessaire pour vous aider. Vous ne pouvez pas le faire seul. Les régimes cétogènes sont des processus médicaux. C’est un outil. Vous ne vous injecteriez pas quelque chose de toxique pour traiter votre cancer. Vous pouvez même mourrir à cause de cela. 

UNE DIETE CETOGENIQUE THERAPEUTIQUE DOIT ETRE ACCOMPAGNEE PAR UN PROFESSIONNEL.

AINSI COMME N’IMPORTE QUEL GRAND CHANGEMENT DANS VOTRE ALIMENTATION.

Donc, ne faites pas un régime cétogène tout seul. Vous avez besoin d’un professionnel qui comprend la façon d’appliquer le régime alimentaire. Comment analyser le sang et la physiologie générale. C’est un processus.

Vous avez besoin de professionnels de la santé qualifiés qui sauront vous guider dans ce processus. À l’heure actuelle, nous avons des personnes formées à cet effet. Mais il y a un manque de connaissances. L’industrie insiste depuis des décennies dans ce système qui a échoué. Cette nouvelle procédure ne se fait que par quelques-uns qui comprennent les mécanismes. Donc il y a ce manque gigantesque de connaissances. Nous devons combler ce manque de connaissances avec des gens formés. Bien sûr, l’enthousiasme doit venir des patients. Si les patients savent qu’ils peuvent se soigner avec un professionnel au cours de cette thérapie métabolique, maintenir un corps sain en diminuant le tumeur

Ils aimeraient se soigner avec ces professionnels et ces professionnels devraient être récompensés. Ce sont des professionnels de la santé, tout comme ceux qui traitent leurs patients avec des radiations. Ces professionnels sont bien payés. Ils brûlent le corps et potentiellement créent un environnement propice à la récurrence de la tumeur, en laissant même le patient malade pour d’autre raisons. Nous devons changer ce processus. Ce sont des changements fondamentaux dans la façon dont nous allons traitons le cancer.

Nous voudrions que cela soit plus rapide. Nous ne savons pas comment cela va se produire. Nous travaillons à améliorer la situation. Nous essayons de prouver le principe et le concept. Nous avons déjà établi nos études et les modèles pré-cliniques. Le plus important est d’avoir un bon modèle pré-clinique pour le cancer. Un bon, et non pas de mauvais modèles comme le domaine médical utilise actuellement. Je pourrais parler pendant des heures sur la façon dont ces modèles sont stupides. Ils prennent des décisions sur la vie des gens sur la base de modèles qui ont échoué. Nous avons développé une métastase systémique dans nos modèles. Ce sont des modèles naturels de métastases. Ils représentent la réalité.

Ce qui fonctionne dans ces modèles va fonctionner chez l’homme. Nous avons le cancer du cerveau, le cancer avec métastases systémiques (qui sont les plus agressifs). Ce qui fonctionne dans ces modèles fonctionnera chez les humains. Nous aimons tout tester dans le modèle pré-clinique avant de faire des recommandations ou de le tester sur un humain. Voilà comme nous le faisons. Nous travaillons avec tous les détails du modèle, puis nous ajustons les différences dans le métabolisme et la physiologie entre les espèces. Ceci peut se faire facilement.

Rodrigo : C’est ainsi que cela devrait être fait partout. Professeur, je vous remercie pour votre temps et pour votre travail. J’espère que vous continuerez et j’espère que ces informations parviennent aux personnes qui en ont besoin. Cela peut aider beaucoup de gens. Habituellement nous parlons d’obésité et diabète, et c’est bien de savoir que les mêmes causes influent également sur le cancer chez les homme et qu’il y a une lumière au bout du tunnel – même lorsque la lumière est difficile à atteindre. Je vous remercie de votre temps. Merci d’avoir participer à ce podcast aujourd’hui. C’était un plaisir de parler avec vous. Cela a été très utile. 

Professeur Thomas Seyfried : Très bien, merci. C’était un plaisir d’être là.


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